Snow in the Sahara
Mold from outer-space inside my boots
De la
neige au Sahara - Une pourriture d'outre-espace dans les bottes
This is not what I wanted to talk about, though. The topic today is a much
more personal relationship that links me to both the snow and the desert.
Two years
ago, I went skiing in Lake Tahoe, California. I'm not a ski buff, I just love the thrill
of what feels like a completely uncontrolled free fall. I used to ski 5 or 10 days a year
, which never justified buying my own equipment. I just went in line with the dummies to
rent some crappy gear and brought it back at the end of the day. This happy routine
lasted until a certain day where, when I removed my boots, an absolutely raunchy smell of
rotten gangrened feet almost suffocated me. After washing 5 times, my feet were still
smelling. The plastic bag where I dropped my socks could not hold the stench. I had no
idea what evil struck the previous tenants of these shoes but one thing was sure: it had
communicated to me. It was the last time I rented some boots. The day after I bought my
own.
Coming back home, I washed the socks 3 times on Hot before the smell
disappeared. But the damage was done... In the next few days, my feet developed some
brownish mold, the skin between my toes started to crack and the smell - although fainter
than the original - progressively invaded my shoes and other socks. It took me almost 2
weeks to get rid of the thing.
Or so I thought...
Two years later then, I
was back in France. Saint Jean du Gard, February 2003: snow falls, temperature drops way
below freezing and I decide to dig some winter clothing out of the boxes in the attic. I
bring back a fleece and my favorite ski socks. For an entire day, my toes face the snow
in a warm little cocoon. The time comes to go to bed, I remove my shoes and - Horror and
Stupefaction! - an awful stink comes out from down there. It did no take me 2 seconds to
recognize the thing. The fucking smell was back from the Deads! The mold from hell had
survived in lethargy for 2 years in my boxes, looking to strike again. Within days, it
had contaminated all my footwear. Even worse, we were already on the road when the
brownish-spots and the cracked-skin-between-the-toes came back. The stench infiltrated all
my socks, shoes, boots, even pants and sleeping-bag. I don't know how Merritt stood it.
Stupid was I not to have burnt my socks!
When we reached the desert, though, I had
an enlightenment: only Nature can overcome what Nature has created. Let's the Almighty
Sun purify the Mold-from-Outer-Space! I washed all my gear and spread it for hours in the
midday sun. The Alien finally died. My feet almost recovered. The stench only subsides
as a faint reminder of my ignorance. I survived.
A word of warning, though, for
you the imprudent traveler who would seek shelter for a night at my parents and are put up
in our bedroom... Do not open the top drawer! Do not look through my underwear! And
especially do not put on these goddamn ski socks!!!
Anybody knows
where I can find some foot-spray in Niamey?
Est-ce que
quelqu'un sait où je peux trouver du pschitt pour les pieds à
Niamey?
Ce n'est pas ce dont je voulais parler, cependant. Le sujet aujourd'hui est
une relation beaucoup plus personnelle qui me lie à la fois à la neige et au
désert.
Il y a deux ans, je suis allé skier au Lac Tahoe en Californie. Je ne suis
pas un fondu de la neige, j'adore juste la sensation de chute libre totalement
incontrollée que j'ai sur les planches. Je skiais 5 ou 10 jours par an, ce qui n'a jamais
justifié l'achat de mon propre équipement. J'allais en ligne avec les poireaux pour louer
mon pack de merde et je le ramenais à la fin de la journée. Cette joyeuse routine dura
jusqu'à un certain jour où, lorsque j'enlevai mes bottes, une odeur épouvantable de pieds
pourris par la gangrène me suffoqua. Après 5 lavages, mes pieds sentaient encore. Le sac
plastique ou je mis mes chausettes n'arrivait pas à contenir l'odeur. Je n'avais aucune
idée de quel mal avait frappé les précédents locataires de ces chaussures mais une chose
était sûre: ils me l'avaient communiqué. Ce fut la dernière fois que je louais des bottes
de ski. Le lendemain, je m'en achetai une paire.
Revenu à la maison, je lavai les
chaussettes 3 fois à l'eau chaude avant que l'odeur ne disparaisse. Mais le dommage était
fait... Dans les jours qui suivirent, mes pieds dévelopèrent une moisissure brune, la
peau entre les orteils se craquela et l'odeur - bien que moins potente que l'originale -
envahit progressivement mes chaussures et autres chaussettes. Cela me prit environ 2
semaines pour éliminer la malédiction.
Ou c'est ce que je pensais...
Deux
ans plus tard donc, j'étais en France. Saint Jean du Gard, Février 2003: la neige tombe,
la température chute en-dessous de zéro et je décide de fouiller quelque vètements d'hiver
dans les boites au grenier. Je ramène une polaire et mes chaussettes de skis préférées.
Toute une journée, mes orteils bravent la neige dans leur petit cocon douillet. L'heure
vient de se mettre au lit, je retire mes chaussures et - Horreur et Stupéfaction ! - un
affreuse odeur vient d'en-bas. Il ne me fallut pas 2 secondes pour reconnaitre la chose.
Cette putain d'odeur revenait d'entre les Morts ! La pourriture de l'Enfer avait survécu
en léthargie pendant 2 ans en attendant de frapper à nouveau. En quelques jours, elle
avait à nouveau tout contaminé. Pire encore, nous étions déjà sur la route quand les
tâches-brunes et les craquelures-entre-les-orteils revinrent. L'odeur infiltra toutes mes
chaussettes, chaussures, bottes, et même pantalons et sac-de-couchage. Je ne sais pas
comment Merritt tint le coup. Quel con j'étais de n'avoir pas brûlé ces putains de
chaussettes!
Quand nous atteignîmes le désert, j'eus une illumination: seule la
Nature peut détruire ce que la Nature a créé. Laissons le Soleil Tout-Puissant purifier
la Pourriture d'Outre-Espace ! Je lavai tout mon équipement et l'étalai des heures durant
sous le soleil au zénith. L'Alien succomba enfin. Mes pieds récupérèrent presque
complètement. L'odeur ne subsiste plus que comme un doux rappel de mon ignorance. J'ai
survécu.
Un mot d'avertissement, cependant, pour toi le voyageur imprudent qui
chercherait refuge pour la nuit chez mes parents et qui serait hébergé dans notre chambre
à coucher... N'ouvre pas le tiroir du haut ! Ne fouille pas dans mes sous-vêtements ! Et
surtout n'enfile pas ces maudites chaussettes de ski !!!