Uyuni
Uyunique in the world
Uyunique au monde
We leave Cochabamba for
a 2-day journey with Rodrigo and his kids, Maya and Tupac, towards Uyuni. Uyuni is where
the largest salt flats on the planet exist! As we leave the city, we drive further and
further into the remote mountains and the villages of the native Indians. Their traditions
of agriculture, carpentry, and community haven't changed much in 100 years, and many of
the typical mud and stone homes we see are high in the mountains and accessible only by
narrow walking paths. Farmer's fields are plowed into the sides of the mountains from top
to bottom - a colorful patchwork of rectangles lying at angles of 35 degrees! They seem
randomly placed, but are in fact only in areas that are safe from the torrent winds.
Each village we pass has at least one beautiful church. Most are
dilapidated and look abandoned, but in fact, they are the villager's main churches. We
finally stop at one to explore, and an old man walks up and tells us it is 400 years old,
and that the one in the last town we passed is the oldest in Bolivia, dating more than 450
years. Always the church is the biggest and most important of all buildings in the
villages.
We arrive late in Challapata, and night falls to a
chiller-diller, break-neck cold. An oompah loompah band of off-key trumpets and
sousaphones plays in the distance, echoing out through the night cold. The thin, frigid
air makes the sounds of the instruments crisp and seem so near. The rooms at our hotel
opens onto a balcony. The first room smells like a cat's urine box, so we move to the last
room. After unpacking, we discover the outdoor bathrooms which are so ill-in-nature and
foul smelling that we complain, and then wait 30 minutes while the man cleans them. The
man seems put-out by our hygienic request. I imagine him thinking, "It's a bathroom!, what
do they expect them to smell like?" For dinner we are starving, but our moo-moo is sliced
a millimeter thin, and is fried to its second death. All this and subzero temperatures is
enough to drive a person out into the street to buy a jig of whiskey, which is just what
we did.
The second day of travel is 200 kilometers of magnificent, remote
piste. Dried mud-ruts carved deep in the earth, patches of sand, steep mountains of shale
and red desert paths mark our way as we undertake a 8 hour day of off-road riding. We
cross several rivers, one of which is 1/4 mile long, and see herds of llamas with pink
pom-poms dangling from their ears. Near the end we hit deep corrugations, which can age
your knees 10 years in 10 miles, and I climb off my bike several times to moan and spasm
around on the ground like a salt-slug. Other than this, the greatest thing has been that
we have seen only 2 cars the entire day. As night falls, we finally reach Uyuni and go in
search of a new home, err hotel.
We
both love Uyuni, but can barely bare the cold. One day, we take our bikes out onto the
salar, the largest salt flats in the world, covering a distance of 6000 sq. miles. Part of
the flats are underwater, while the dry surfaces form hexagonal shapes. Pierre and I both
feel on another planet as we explore and race our bikes with our eyes closed. We also
visit the salt hotel. Walls, floors, beds, tables, bars and even the ceilings are made
completely out of salt. Pierre asks, "Donde esta el hotel pimienta?" ("where's the pepper
hotel"), but the Indian family just stares at him blankly. With certitude, Pierre asks a
few more locals, but no one gets it. They just stare like to say, "There's a pepper hotel
too? Where?"
We are at 12,500 ft and during all the days, the sky has NO clouds, not a
single one ever - Just total electric blue. At night it drops to 12 below freezing and the
door of our cabin has cracks and holes in it, making it impossible to stay warm. In the
mornings when I awake, I am still wearing gloves, scarf and my wool cap, Pierre is wrapped
around me, the sheets are hard, our deodorant is frozen, and our cameras don't work
because it's too cold for batteries. Our beds boast (count 'em) 6 blankets per bed. Water
from the tap is 2 degrees above freezing and infringes on my hygiene and overall bathing
habits. Toes and fingers are always too cold, and I think of Hazzelrah, the rabbit in
Watership Down, who observed," Human beings say they like the winter, but they kid
themselves. They like winter as long as they can escape it"
This morning I am
awaken by Pierre's brain. Sometimes I swear I can hear it thinking, and its noise fills
the room.
Nous quittons Cochabamba pour un
trajet de 2 jours avec Rodrigo et ses enfants, Maya et Tupac, vers Uyuni. Uyuni, c'est là
que se trouve le plus grand lac salé au monde! Nous quittons la ville et nous enfonçons de
plus en plus dans les montagnes et les villages indiens. Les traditions en agriculture,
charpenterie ou communauté n'ont pas bien changé en 100 ans. Bon nombre des maisons
typiques que nous voyons, faites de pierre et de boue, ne sont accessibles que par des
petits sentiers étroits. Les champs sont labourés sur les flancs des montagnes de haut en
bas - un patchwork de rectangles colorés reposant quelquefois sur une pente à 35 degrés!
Ils ont l'air d'être disposés au hasard mais se trouvent en fait dans les zones abrités
des vents violents.
Chaque village que nous passons possède au moins
une superbe église. La plupart sont défoncées et ont l'air abandonnées mais elle sont en
fait toujours utilisées par les villageois. Nous nous arrêtons pour en explorer une; un
vieil homme s'approche et nous dit qu'elle a 400 ans et que celle du précédent village est
la plus vieille église de Bolivie, datant de plus de 450 ans. Partout l'église est le plus
gros monument du village, et le plus important.
Nous arrivons tard à Challapata, et la nuit tombe dans un froid
pinçant. Une fanfare de trompettes et tromblons désaccordés joue au loin et résonne dans
la nuit. L'air glacial et si léger donne l'impression que les instruments éclatent tout
proche. Les chambres de notre hôtel ouvrent toutes sur un même balcon. La première chambre
sent le pipi de chat, donc nous allons à celle du fond. Après nous être installés, nous
découvrons que le toilettes dans la cour sont tellement malfaisantes et pestilescentes
que nous nous plaignons et attendons 30 minutes que le type les nettoie. Il semble rebuté
par notre demande. Je l'imagine en train de penser "C'est un chiotte! qu'est-ce qu'ils
imaginent que ça sent?" Pour dîner, nous sommes affamés mais notre vache a un millimètre
d'épaisseur et elle est frite jusqu'à sa seconde mort. Tout ceci, en plus des températures
en dessous de zéro, est suffisant pour pousser n'importe qui dans la rue et acheter une
bonbonne de whisky, ce qui est exactement ce que nous avons fait.
Le
second jour de voyage, nous avons 200 kilomètres de piste superbe et désolée. Ornières de
boue sèche coupant profondément dans la terre, étendues de sable, montagnes de cailloux et
passages de terre rouge jalonnent notre chemin durant 6 heures de conduite tout-terrain.
Nous franchissons plusieurs rivières, dont une de 300 mètres de large, et croisons des
troupeaux de lamas avec des pompons roses accrochés aux oreilles. Vers la fin nous tombons
sur de la mauvaise tôle ondulée, ce qui peut te faire vieillir les genoux de 10 ans en 10
kilomètres, et je descends de la moto plusieurs fois pour gémir et grimacer par terre. A
part ça, le truc le plus chouette, c'est que nous n'avons vu que 2 voitures de toute la
journée. Alors que la nuit tombe, nous atteignons finalement Uyuni à la recherche d'une
nouvelle maison, euh... d'un hôtel.
Nous adorons tous les deux Uyuni
mais nous pouvons à peine supporter le froid. Un jour nous prenons nos motos sur le Salar,
le plus grand lac salé du monde - 120 kilomètres de côté. Certains endroits sont
recouverts d'eau, alors que les surfaces sèches formes des croûtes hexagonales. Nous avons
l'impression d'être sur une autre planète et fonçons sur nos motos les yeux fermés. Nous
visitons aussi l'hôtel de sel. Les murs, sols, lits, tables, bar et même les plafonds sont
complètement faits de sel. Pierre demande "Donde esta el hotel de pimienta?" ("Où est
l'hôtel de poivre?") mais la famille indienne le regarde sans expression. Avec confiance,
Pierre demande à d'autres locaux, mais personne ne pige. Ils le dévisagent avec l'air de
dire "Il y a un hôtel de poivre aussi? Où ça?".
Nous sommes à 3800 mètres et tous les jours, le ciel n'a aucun nuage,
jamais un seul. Juste un bleu électrique partout. La nuit, la température tombe à -12. La
porte de notre chalet est plein de fissures et de trous, impossible de rester chaud. Quand
je me réveille le matin, je porte encore mes gants, mon écharpe et mon bonnet de laine,
Pierre est enroulé autour de moi, les draps sont durs, notre déodorant est gelé, et les
appareils-photo ne marchent pas parce qu'il fait trop froid pour les batteries. Nos lit
ont 6 couvertures chaque. L'eau du robinet coule à 2 degrés et empiète sur mon hygiène et
mes habitudes aquatiques. Les orteils et les doigts sont toujours trop froids et je pense
à Hazzelrah, le lapin qui disait "Les humains disent qu'ils aiment l'hiver mais ce n'est
pas vrai: ils aiment l'hiver tant qu'ils arrivent à y échapper".
Ce matin je suis
réveillée par le cerveau de Pierre. Quelquefois je jurerais que je peux l'entendre
travailler, et son bruit remplit la pièce.